Edito (Juillet 09)

L’isolation : un confort… et des économies !

Isoler votre logement est un bon réflexe pour lutter contre le froid… et les dépenses inutiles d’énergie. L’investissement de départ sera vite rentabilisé, sous le double effet des aides fiscales et de la réduction de la consommation. Voici ce qu’il faut savoir.

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Des incitations fiscales pour l’isolation des logements

L’Etat a mis en place plusieurs dispositifs pour inciter les propriétaires à réaliser des travaux d’isolation de leur logement, avec un « éco-prêt » à taux zéro (sans plafond de ressources) et un crédit d’impôts couvrant jusqu’à 40% du montant des travaux. Il existe d’autres aides pour les propriétaires les moins fortunés.

Pour vous renseigner : http://ecocitoyens.ademe.fr/financer-mon-projet/renovation

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L’isolation : la meilleure solution contre la surconsommation

Lorsque la température extérieure descend, la fraîcheur des parois (murs, toit et fenêtres) se communique naturellement à l’intérieur du logement, obligeant à chauffer plus par compensation : c’est l’effet « paroi froide ». Pour une maison individuelle, on estime ainsi les pertes de chaleur :

  • 25 à 30 % par le toit

  • 20 à 25 % par les murs

  • 10 à 15 % par les fenêtres

  • 7 à 10 % pour les planchers bas

(source : ademe)

Isoler les parties extérieures permet de réduire d’autant les consommations d’énergie. Pour une maison, l’isolation du toit et des murs est essentielle ; en appartement, l’isolation des fenêtres sera la priorité, notamment sur les baies vitrées. En utilisant les aides et incitations fiscales (voir encadré), vous pouvez d’ailleurs faire d’une pierre deux coups : l’isolation thermique est aussi source d’isolation phonique !

NB - Pour mesurer la différence de puissance nécessaire selon l’isolation d’une pièce, utilisez le calculateur de puissance

Choisissez votre isolant

Le principe de l’isolation est simple : il s’agit de doubler les parois extérieures d’un matériau non conducteur de chaleur. Le choix d’un matériau dépend de la paroi à isoler, de sa performance isolante… et de son prix. Voici un bref aperçu des principaux matériaux :

  • les laines « minérales » (laine de roche ou de verre) : les plus fréquemment utilisées, avec un excellent rapport qualité-prix pour toutes les parois. A éviter toutefois dans les endroits humides.

  • les laines naturelles (chanvre, lin) : plus chères mais entièrement recyclables en fin de vie

  • le liège : un excellent isolant naturel. Léger mais assez cher, il peut être utilisé en complément des autres isolants

  • la fibre de bois : avec des propriétés comparables au liège, un choix de plus en plus fréquent pour les constructions en ossature bois

  • la perlite : plus onéreuse, elle est surtout recommandée pour les combles et toitures

  • le polystyrène expansé : idéal pour les endroits humides et les sols

La résistance thermique R figure sur l’étiquette des produits isolants. Plus R est important, plus le produit est performant.

Bien réaliser son isolation

Diverses technique existent pour isoler du sol au plafond – elles peuvent être consultées sur le guide pratique de l’Ademe : www.ademe.fr

Attention à poser l’isolant avec soin, pour éviter les « ponts thermiques » (en cas de points de jonction défaillants, par exemple) qui peuvent causer une déperdition d’énergie de 5 à 10 %. Attention aussi à ne pas réaliser de travaux d’isolation sur une paroi présentant des signes d’humidité. Il est alors recommandé d’établir d’abord un diagnostic pour envisager un traitement avant isolation.